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Publié le 24 septembre 2026

Recherche de HAP

Dans le cadre d'un chantier de renouvellement de conduite et de branchements d'eau potable pour Mulhouse Alsace Agglomération (M2A) à Steinbrunn-le-Bas, les diagnostics réalisés en amont concluaient à l'absence d'amiante et de HAP dans les enrobés.

Lors des opérations de rabotage, les équipes ont toutefois constaté une forte odeur émanant des enrobés, phénomène déjà rencontré sur d'autres chantiers.

SCATP et SCLTP ont alors décidé de poursuivre les investigations. Les premiers prélèvements avaient en effet été réalisés sur une profondeur de 16 cm, alors que la couche d'enrobés atteignait environ 30 cm.
 

Objectif

L'objectif était de vérifier la présence éventuelle de HAP dans les couches plus profondes, puis de qualifier et, dans la mesure du possible, quantifier l'exposition des équipes intervenant sur le chantier.

La démarche devait également permettre d'adapter les mesures de prévention et les modes opératoires en fonction des résultats obtenus.
 

Démarche

Les entreprises ont pris en charge de nouveaux prélèvements, qui ont mis en évidence une concentration importante de HAP dans la couche de collage située en partie inférieure des enrobés.

La démarche a ensuite été approfondie avec l’appui de l’OPPBTP et de la médecine du travail, notamment de son toxicologue :

  • analyse d'un échantillon de la couche dégageant une forte odeur ;
  • analyses complémentaires sur plusieurs carottes afin d'évaluer la concentration globale des matériaux rabotés ;
  • réalisation d'un prélèvement individuel en conditions représentatives du chantier, lors d'opérations de rabotage et de sciage, avec un opérateur équipé d'une protection respiratoire à ventilation assistée ;
  • analyse des filtres par le laboratoire Eurofins afin d’identifier les HAP susceptibles d'avoir été inhalés ou ingérés ;
  • analyse des résultats par le toxicologue de la médecine du travail.

L'analyse des filtres a mis en évidence la présence quantifiable d'un seul HAP, le naphtalène, à hauteur de 0,31 µg par échantillon.

Selon l'avis du toxicologue de la médecine du travail, la concentration mesurée était très faible. Son analyse a toutefois conduit l'entreprise à rester vigilante vis-à-vis des autres voies d'exposition, notamment l'ingestion et le contact cutané.

Contribution à la performance de l'entreprise

Cette démarche a permis aux équipes de faire le lien entre certaines odeurs rencontrées lors du rabotage et la présence possible de HAP, alors même que les diagnostics préalables pouvaient ne pas couvrir l'intégralité de l'épaisseur des enrobés.

Le risque a depuis été intégré au Document unique et les modes opératoires ont été validés afin de limiter les risques d'ingestion et de contact cutané avec des matériaux susceptibles de contenir des HAP.

La démarche a également permis d'associer la direction, les équipes de chantier, la médecine du travail et l'OPPBTP autour d'un retour d'expérience pouvant être utile sur d'autres chantiers.

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